L’augmentation mammaire est une intervention de chirurgie esthétique destinée à augmenter le volume de la poitrine, mais son objectif ne se résume pas à obtenir des seins plus volumineux. Elle peut également permettre de restaurer une poitrine vidée après une grossesse ou une perte de poids, de corriger certaines asymétries ou simplement de retrouver des proportions jugées plus harmonieuses par la patiente.
À Paris, plusieurs techniques sont aujourd’hui proposées : augmentation par implants mammaires, lipofilling avec la propre graisse de la patiente, augmentation composite associant implants et graisse, ainsi que différentes approches concernant le positionnement des prothèses.
Le choix ne doit donc pas commencer par une question comme :
« Combien de cc dois-je mettre ? »
La réflexion devrait plutôt commencer par :
« Quelle poitrine voudrais-je obtenir et quelle technique est la plus adaptée à mon anatomie ? »
Le Dr Riccardo Marsili, le Dr Vincent Nguyen et le Dr Benjamin Sarfati disposent chacun de pages consacrées à l’augmentation mammaire à Paris et présentent différentes possibilités de personnalisation de l’intervention.
Pourquoi envisager une augmentation mammaire ?
Les motivations sont extrêmement personnelles.
Certaines femmes ont toujours eu une poitrine peu volumineuse.
D’autres ont apprécié leur poitrine avant une grossesse puis constatent qu’elle s’est vidée après l’allaitement.
Une perte de poids importante peut également réduire considérablement le volume mammaire.
Dans d’autres situations, la préoccupation porte principalement sur une asymétrie entre les deux seins.
Une augmentation mammaire peut ainsi être discutée lorsqu’il existe :
- une hypoplasie mammaire, c’est-à-dire une poitrine naturellement peu développée ;
- une perte de volume après une grossesse ;
- une diminution du volume après un amaigrissement ;
- une asymétrie entre les seins ;
- une poitrine jugée insuffisante par rapport aux proportions générales de la silhouette ;
- certaines malformations mammaires nécessitant une stratégie adaptée ;
- une volonté de restaurer davantage le pôle supérieur du sein.
Mais une demande d’augmentation ne signifie pas automatiquement qu’il faut poser des implants.
L’analyse de la poitrine permet de déterminer ce qu’il faut réellement corriger : le volume, la forme, la position du sein, la peau ou plusieurs éléments simultanément.
Une augmentation mammaire ne consiste pas simplement à choisir une taille
C’est probablement l’une des idées les plus importantes avant une consultation.
Deux implants de même volume peuvent produire des résultats très différents sur deux patientes.
Pourquoi ?
Parce que le résultat dépend notamment :
- de la largeur du thorax ;
- de la largeur naturelle du sein ;
- de la quantité de glande mammaire existante ;
- de l’épaisseur des tissus ;
- de la qualité de la peau ;
- de la position du sillon sous-mammaire ;
- de la hauteur des seins ;
- de la projection de l’implant ;
- de la forme de l’implant ;
- de son positionnement ;
- de l’existence ou non d’une ptose.
Un implant de 300 cc ne constitue donc pas une « taille de seins » universelle.
Le volume doit être replacé dans le contexte de l’anatomie.
La beauté sera convulsive ou ne sera pas. André Breton
Comment savoir quel volume choisir ?
C’est l’une des principales inquiétudes avant une augmentation mammaire.
Certaines patientes ont peur de choisir trop petit et de regretter ensuite de ne pas avoir demandé davantage.
D’autres ont exactement la peur inverse :
« Et si mes seins étaient trop gros après l’opération ? »
L’objectif de la consultation est justement de transformer une demande subjective en projet chirurgical concret.
Une patiente peut dire :
« Je voudrais quelque chose de très naturel. »
« Je voudrais retrouver la poitrine que j’avais avant mes grossesses. »
« Je voudrais davantage de décolleté, mais sans que l’on voie mes implants. »
« Je voudrais une poitrine plus présente tout en restant proportionnée à mon corps. »
Le chirurgien prend ensuite différentes mesures et sélectionne les dimensions d’implants compatibles avec la poitrine.
Le Dr Marsili indique notamment utiliser les mesures anatomiques et des prothèses d’essai pour aider à déterminer le volume et la projection recherchés lors de la consultation.
Faut-il raisonner en bonnet ou en centimètres cubes ?
Les deux peuvent aider à communiquer une idée, mais aucun ne permet à lui seul de prévoir précisément le résultat.
Le bonnet dépend également :
- du tour de thorax ;
- des fabricants de lingerie ;
- du modèle de soutien-gorge ;
- de la forme du sein.
Les centimètres cubes indiquent quant à eux le volume de l’implant, mais ne décrivent pas sa largeur ni sa projection.
Il est donc beaucoup plus utile de parler avec le chirurgien de proportions et de résultat souhaité.
Des photographies représentant des résultats que la patiente apprécie peuvent également aider à expliquer ses préférences, sans supposer qu’il sera possible de reproduire exactement la poitrine d’une autre personne.
Qu’est-ce qu’une augmentation mammaire naturelle ?
Le mot « naturel » est très souvent utilisé, mais il ne signifie pas la même chose pour toutes les patientes.
Pour l’une, naturel signifie :
personne ne doit pouvoir deviner que j’ai des implants.
Pour une autre :
je veux une poitrine généreuse mais harmonieuse avec ma silhouette.
Pour une autre encore :
je veux surtout éviter un décolleté très rond ou des bords de prothèse visibles.
Le chirurgien doit donc comprendre ce que la patiente entend personnellement par résultat naturel.
La naturalité dépend ensuite de plusieurs facteurs :
- choix du volume ;
- largeur de l’implant ;
- projection ;
- qualité des tissus ;
- couverture de l’implant ;
- positionnement ;
- gestion du sillon sous-mammaire ;
- éventuelle correction d’une ptose ;
- respect des proportions générales du corps.
Un résultat naturel ne dépend donc pas uniquement de la forme de la prothèse.
Quels sont les différents types d’augmentation mammaire ?
Il existe plusieurs grandes stratégies.
Augmentation mammaire par implants
Il s’agit de placer une prothèse mammaire afin d’augmenter le volume du sein.
Cette solution offre une grande liberté concernant le volume et la projection.
Lipofilling mammaire
La graisse est prélevée sur une autre partie du corps par liposuccion, préparée puis réinjectée dans la poitrine.
Cette approche permet d’utiliser les propres tissus de la patiente.
Elle ne permet toutefois pas nécessairement d’obtenir la même augmentation volumétrique qu’un implant en une seule intervention.
Augmentation mammaire composite
Elle associe un implant et une injection de graisse.
L’implant apporte le volume principal tandis que la graisse peut être utilisée pour améliorer certains contours ou renforcer la couverture de l’implant dans certaines zones.
Le Dr Vincent Nguyen présente notamment l’augmentation mammaire par implant, le lipofilling mammaire et l’augmentation composite parmi les possibilités disponibles dans sa pratique parisienne.
Implants ou lipofilling : comment choisir ?
La réponse dépend du résultat recherché.
Le lipofilling peut être particulièrement intéressant lorsqu’une patiente souhaite une augmentation relativement modérée et dispose de suffisamment de graisse à prélever.
Il présente l’avantage de ne pas nécessiter la mise en place d’une prothèse.
Mais il existe une limite : une partie de la graisse injectée n’est pas conservée définitivement et l’augmentation réalisable en une séance reste dépendante de l’anatomie et de la quantité de graisse disponible.
Les implants permettent davantage de contrôle sur le volume final et peuvent obtenir une augmentation plus importante.
Ils impliquent en revanche la présence d’un dispositif médical qui nécessite un suivi au cours de la vie.
Le choix doit donc être individualisé.
Qu’est-ce que l’augmentation mammaire composite ?
L’augmentation composite associe deux approches :
implant + graisse autologue.
Le principe est de profiter du volume apporté par la prothèse tout en utilisant la graisse pour améliorer certains contours.
Cette stratégie peut notamment être discutée chez des patientes très minces lorsque l’on souhaite adoucir certaines transitions autour de l’implant.
Elle peut également permettre d’effectuer des corrections fines d’asymétrie.
Cela ne signifie pas qu’une augmentation composite soit systématiquement supérieure à une augmentation classique.
Ajouter un geste n’a d’intérêt que lorsqu’il apporte un bénéfice concret.
Qu’est-ce que le Dual Plane ?
Le Dual Plane est une méthode de positionnement utilisée lors de certaines augmentations mammaires par implants.
Une partie de la prothèse bénéficie d’une couverture par le muscle grand pectoral tandis qu’une autre partie se situe en relation avec la glande mammaire selon le plan créé par le chirurgien.
L’objectif est notamment d’obtenir une bonne couverture de la partie supérieure de l’implant tout en permettant à la partie inférieure de participer naturellement au galbe du sein.
Le Dr Riccardo Marsili consacre précisément sa page parisienne d’augmentation mammaire à cette approche et explique adapter le type de Dual Plane à l’anatomie mammaire.
Implant devant ou derrière le muscle ?
Il n’existe pas une position parfaite pour toutes les patientes.
Un implant peut être positionné dans différents plans selon :
- l’épaisseur des tissus ;
- la quantité de glande ;
- la morphologie ;
- le type d’implant ;
- le résultat recherché ;
- les habitudes et la stratégie du chirurgien.
Chez une patiente extrêmement mince avec peu de tissu mammaire, une couverture musculaire peut présenter certains avantages.
Chez d’autres patientes, une position différente peut être envisagée.
Le Dr Sarfati indique par exemple que l’implant peut être positionné devant ou derrière le muscle selon l’anatomie et l’objectif esthétique recherché.
Le patient ne devrait donc pas arriver avec l’idée que « sous le muscle est toujours mieux » ou que « devant le muscle est toujours plus moderne ».
La réponse dépend du cas.
Implant rond ou anatomique ?
Cette question était autrefois centrale dans les consultations.
Mais la forme finale du sein ne dépend pas uniquement de la forme théorique de l’implant.
Elle dépend également :
- de sa consistance ;
- de sa projection ;
- de sa largeur ;
- de son positionnement ;
- de la quantité de tissu qui le recouvre ;
- de la forme initiale de la poitrine.
Le choix doit également prendre en compte les dispositifs actuellement disponibles et recommandés en France.
L’ANSM a retiré du marché français en 2019 certains implants macrotexturés ainsi que les implants à surface recouverte de polyuréthane et recommande de privilégier les implants à enveloppe lisse en chirurgie esthétique ou reconstructrice.
Le choix d’un implant doit donc toujours être discuté avec le chirurgien à partir des dispositifs actuellement autorisés et disponibles, et non à partir d’anciennes informations trouvées sur Internet.
Pourquoi la largeur de l’implant est-elle si importante ?
Une poitrine possède une base naturelle.
L’implant doit être choisi en tenant compte de cette largeur.
Un implant trop étroit peut produire un résultat très projeté ou laisser certaines parties du sein insuffisamment remplies.
Un implant trop large peut dépasser latéralement du cadre mammaire naturel.
C’est pourquoi le choix d’une prothèse ne devrait pas se faire uniquement en disant :
« Je voudrais 350 cc. »
La largeur et la projection sont souvent aussi importantes que le volume.
Qu’est-ce que la projection d’un implant ?
Deux implants possédant le même volume peuvent avoir des formes différentes.
L’un peut être relativement large avec une projection modérée.
L’autre peut être plus étroit mais projeter davantage vers l’avant.
Le chirurgien doit choisir la combinaison permettant de respecter :
- le thorax ;
- la largeur du sein ;
- le décolleté souhaité ;
- la projection recherchée.
C’est notamment pour cette raison que reproduire exactement le volume d’une amie n’a pas beaucoup de sens.
Peut-on choisir une poitrine très discrète ?
Oui.
Une augmentation mammaire ne signifie pas nécessairement transformation spectaculaire.
Certaines patientes souhaitent simplement passer d’une poitrine très peu développée à un volume modéré.
D’autres veulent retrouver le volume perdu après une grossesse.
Une petite augmentation peut produire une différence esthétique importante lorsqu’elle restaure les proportions du corps.
Le meilleur volume n’est donc pas nécessairement le plus grand.
C’est celui qui correspond au projet de la patiente.
Et si je veux une poitrine généreuse ?
Cette demande est également légitime.
Le rôle du chirurgien n’est pas d’imposer à toutes les patientes une poitrine minimaliste.
Il doit toutefois expliquer les limites anatomiques.
Plus le volume augmente, plus il faut considérer les contraintes exercées sur :
- la peau ;
- la glande ;
- le sillon mammaire ;
- les tissus de soutien.
L’objectif est donc de trouver un équilibre entre le souhait de la patiente et ce que son anatomie peut raisonnablement supporter.
Comment savoir si les seins sont simplement petits ou également tombants ?
C’est une question essentielle.
Une poitrine peut avoir perdu du volume sans présenter de véritable ptose.
Dans ce cas, l’implant peut parfois suffire à restaurer le galbe.
Mais lorsqu’une ptose mammaire est importante, augmenter uniquement le volume peut ne pas repositionner correctement le sein.
Le chirurgien analyse notamment :
- position du mamelon ;
- rapport entre le mamelon et le sillon sous-mammaire ;
- quantité de peau ;
- distribution du volume mammaire.
Si le sein est réellement tombant, un lifting mammaire ou mastopexie peut éventuellement être nécessaire.
Implant ou lifting des seins ?
Ces deux interventions n’ont pas le même objectif.
L’implant augmente principalement le volume.
Le lifting mammaire repositionne une poitrine descendue et retire l’excès de peau.
Chez certaines patientes, un lifting seul suffit.
Chez d’autres, un implant peut être associé au lifting afin d’ajouter du volume.
Une patiente qui souhaite surtout « remonter ses seins » n’a donc pas automatiquement besoin d’un implant.
À l’inverse, une patiente avec une poitrine bien positionnée mais trop petite n’a généralement pas besoin d’un lifting.
Pourquoi une grossesse change-t-elle autant la poitrine ?
Pendant la grossesse et l’allaitement, la glande mammaire subit des variations importantes de volume.
Après cette période, certaines femmes retrouvent pratiquement leur poitrine initiale.
Chez d’autres, la glande diminue de volume alors que l’enveloppe cutanée reste davantage distendue.
La patiente peut alors dire :
« Mes seins ne sont pas forcément beaucoup plus bas, mais ils sont complètement vidés. »
Dans d’autres situations, il existe simultanément :
- perte de volume ;
- relâchement cutané ;
- descente du mamelon.
La stratégie chirurgicale dépend de cette distinction.
Quand envisager une augmentation après une grossesse ?
Il est préférable que la poitrine ait eu le temps de se stabiliser après la grossesse et l’allaitement.
Il n’est pas logique de déterminer précisément un volume d’implant alors que les seins sont encore en pleine transformation.
Le Dr Sarfati indique par exemple sur son site qu’il conseille généralement d’attendre plusieurs mois après la fin de l’allaitement avant d’envisager une chirurgie esthétique mammaire.
Le calendrier doit néanmoins être défini individuellement avec le chirurgien.
Peut-on avoir une grossesse après une augmentation mammaire ?
Oui.
Une augmentation mammaire n’empêche pas une future grossesse.
En revanche, la grossesse peut modifier la poitrine opérée exactement comme elle modifie une poitrine non opérée.
Les seins peuvent :
- augmenter de volume ;
- se distendre ;
- perdre ensuite du volume ;
- devenir plus tombants.
Une grossesse future ne détruit donc pas obligatoirement le résultat, mais elle peut le modifier.
Si une grossesse est prévue très prochainement, il est pertinent d’en discuter avant de programmer l’intervention.
Peut-on allaiter après une augmentation mammaire ?
Dans de nombreuses situations, l’allaitement reste possible après la pose d’implants, mais aucune chirurgie mammaire ne permet de garantir à une patiente qu’elle pourra allaiter dans le futur.
La possibilité dépend notamment :
- de l’anatomie initiale ;
- de la technique ;
- de la voie d’abord ;
- des gestes réalisés sur la glande ;
- de facteurs personnels indépendants de la chirurgie.
Une femme souhaitant avoir des enfants doit donc clairement évoquer son projet lors de la consultation.
Quelle cicatrice pour une augmentation mammaire ?
La pose d’un implant nécessite généralement une incision.
Plusieurs voies d’abord peuvent être utilisées.
Cicatrice sous-mammaire
Elle est située dans le pli sous le sein.
Elle permet au chirurgien d’accéder directement à la loge destinée à l’implant.
Cicatrice péri-aréolaire
Elle se situe au niveau de la limite de l’aréole.
Elle peut être adaptée à certaines anatomies mais ne convient pas nécessairement à toutes les patientes.
Voie axillaire
L’incision est située dans la région de l’aisselle.
Elle permet d’éviter une cicatrice directement sur le sein dans certaines techniques.
Le Dr Marsili mentionne notamment les voies sous-mammaire, péri-aréolaire et, dans certains cas, axillaire sur sa page consacrée à l’augmentation mammaire en Dual Plane.
Le choix doit dépendre de la technique et de l’anatomie, et pas uniquement de la volonté d’avoir « zéro cicatrice ».
La cicatrice disparaît-elle complètement ?
Non.
Toute incision chirurgicale entraîne une cicatrice.
L’objectif est de la rendre aussi discrète que possible.
Son évolution dépend notamment :
- de la peau ;
- de la génétique ;
- de la tension ;
- de l’emplacement ;
- du tabagisme ;
- des soins postopératoires ;
- de complications éventuelles.
Une cicatrice récente peut être rosée ou ferme.
Elle s’assouplit et s’éclaircit progressivement avec le temps.
Il faut donc éviter de juger son aspect définitif quelques semaines après l’opération.
Comment se déroule la première consultation à Paris ?
Une consultation sérieuse ne commence pas par le catalogue des implants.
Le chirurgien doit d’abord comprendre la demande.
Il examine ensuite la poitrine et analyse notamment :
- volume existant ;
- largeur mammaire ;
- qualité de la peau ;
- épaisseur des tissus ;
- asymétries ;
- position des mamelons ;
- position du sillon sous-mammaire ;
- éventuelle ptose ;
- morphologie du thorax.
Il doit également connaître :
- les antécédents médicaux ;
- les opérations précédentes ;
- les traitements ;
- les grossesses ;
- les projets de grossesse ;
- le tabagisme ;
- les antécédents mammaires personnels et familiaux.
À partir de ces éléments, il peut proposer une stratégie.
Pourquoi plusieurs consultations peuvent-elles être utiles ?
Le choix d’un implant n’est pas anodin.
Après la première consultation, de nouvelles questions apparaissent souvent :
Le volume sera-t-il suffisant ?
Est-ce que je ne vais pas le trouver trop grand ?
Est-ce que le décolleté sera naturel ?
Les implants seront-ils palpables ?
Est-ce que mes seins seront symétriques ?
Pourrai-je dormir sur le ventre ?
Quand pourrai-je reprendre le sport ?
Devrai-je changer les implants plus tard ?
Il est préférable d’obtenir des réponses avant l’opération plutôt que de rester avec des doutes.
En France, après la remise du devis pour une intervention de chirurgie esthétique, un délai minimal de réflexion de 15 jours calendaires doit être respecté.
Ce délai permet précisément de ne pas prendre la décision dans la précipitation.
Peut-on demander à voir des résultats avant/après ?
Oui.
Les photographies peuvent être particulièrement utiles pour communiquer avec le chirurgien.
Elles permettent d’identifier ce que la patiente aime ou n’aime pas.
Mais il faut comparer des morphologies relativement proches.
Une patiente mesurant 1,55 m avec un thorax étroit ne peut pas nécessairement obtenir le même résultat avec le même implant qu’une personne mesurant 1,80 m avec un thorax large.
Les photos doivent servir de support de discussion, pas de garantie.
Peut-on essayer les implants avant l’opération ?
Certains chirurgiens utilisent des essayeurs externes ou des systèmes de simulation.
Ils peuvent aider une patiente qui hésite entre différentes proportions.
Mais une prothèse posée dans un soutien-gorge ne reproduit pas exactement le résultat d’un implant placé dans le corps.
L’essai permet surtout de répondre à une question pratique :
« Est-ce que je me sens à l’aise avec cette augmentation de volume lorsque je suis habillée ? »
Comment se déroule l’intervention ?
Le déroulement dépend de la technique choisie.
Dans une augmentation classique par implants, le chirurgien réalise une incision, crée la loge destinée à accueillir la prothèse puis place l’implant selon le plan défini avant l’opération.
Il contrôle notamment :
- position ;
- symétrie ;
- hauteur ;
- remplissage ;
- rapports avec le sillon mammaire.
L’incision est ensuite refermée.
Lorsque du lipofilling est associé, une liposuccion est également réalisée sur une ou plusieurs zones afin de prélever la graisse nécessaire.
Quelle anesthésie ?
La majorité des augmentations mammaires classiques par implants sont réalisées selon un protocole anesthésique adapté à une véritable intervention chirurgicale.
Le type précis d’anesthésie est discuté avec le chirurgien et l’anesthésiste.
Il dépend notamment :
- de la technique ;
- de la durée ;
- des gestes associés ;
- de l’état de santé ;
- des pratiques de l’équipe.
Certaines approches mini-invasives ou certains gestes particuliers peuvent avoir des protocoles différents.
Il ne faut donc pas déduire l’anesthésie uniquement du mot « augmentation mammaire ».
Peut-on rentrer chez soi le jour même ?
De nombreuses augmentations mammaires peuvent être réalisées en chirurgie ambulatoire lorsque la situation médicale le permet.
Le retour doit toutefois être organisé.
Une chirurgie ambulatoire signifie que la patiente peut quitter l’établissement le même jour après surveillance.
Cela ne signifie pas qu’elle est immédiatement capable de :
- conduire ;
- porter ses bagages ;
- s’occuper seule de jeunes enfants ;
- faire ses courses ;
- reprendre une activité professionnelle normale.
Il est utile de prévoir une aide pendant les premiers jours.
Est-ce douloureux ?
La perception de la douleur varie énormément d’une personne à l’autre.
Elle dépend également de la technique utilisée.
Les premières heures ou les premiers jours peuvent être marqués par :
- sensation de tension ;
- pression au niveau du thorax ;
- gonflement ;
- sensibilité ;
- gêne lors de certains mouvements des bras.
Des traitements antalgiques sont prescrits.
Une douleur importante, brutale ou très asymétrique doit en revanche être signalée à l’équipe médicale.
Pourquoi les seins paraissent-ils parfois très hauts juste après l’intervention ?
Le résultat immédiat n’est pas le résultat définitif.
Après la pose des implants, les tissus sont gonflés et la poitrine peut sembler :
- ferme ;
- haute ;
- tendue ;
- légèrement asymétrique.
Les tissus doivent progressivement s’assouplir.
Les implants trouvent progressivement leur position et la poitrine prend son aspect définitif au cours des semaines et des mois suivants.
Il ne faut donc pas analyser son résultat heure par heure devant le miroir.
Quand voit-on le résultat définitif ?
L’évolution est progressive.
Une première idée du volume apparaît rapidement.
Mais il faut attendre :
- diminution de l’œdème ;
- assouplissement des tissus ;
- évolution des cicatrices ;
- stabilisation des implants.
Le Dr Marsili indique par exemple sur son protocole qu’il considère le résultat comme évoluant encore plusieurs mois après l’intervention.
Le calendrier varie naturellement selon la technique et la patiente.
Quand peut-on retravailler ?
Cela dépend énormément de la profession.
Une personne travaillant devant un ordinateur n’a pas les mêmes contraintes qu’une :
- infirmière ;
- coiffeuse ;
- physiothérapeute ;
- aide-soignante ;
- employée de restauration ;
- sportive professionnelle ;
- personne portant régulièrement des charges.
Il faut donc demander au chirurgien :
« Quand pourrai-je reprendre mon travail à moi ? »
et non uniquement :
« Combien de jours d’arrêt après une augmentation mammaire ? »
Quand peut-on reconduire ?
La conduite nécessite de pouvoir :
- tourner le volant ;
- effectuer un freinage d’urgence ;
- réaliser un mouvement rapide des bras ;
- porter la ceinture de sécurité ;
- ne plus être sous l’effet de médicaments incompatibles avec la conduite.
La reprise doit donc être validée en fonction de la récupération réelle.
Quand peut-on lever les bras ?
Les mouvements sont généralement repris progressivement selon les consignes du chirurgien.
Une immobilité totale n’est pas nécessairement souhaitable, mais effectuer brutalement de grands mouvements ou porter des charges lourdes juste après l’opération n’est pas davantage raisonnable.
Il faut suivre le protocole précis donné par l’équipe qui a réalisé la chirurgie.
Quand reprendre le sport ?
La reprise sportive est l’une des questions les plus fréquentes.
Il faut distinguer :
- marche ;
- activité cardiovasculaire ;
- jambes ;
- course ;
- musculation ;
- exercices des pectoraux ;
- sports de contact.
Ces activités ne sont pas nécessairement reprises au même moment.
Le Dr Marsili indique par exemple une interruption temporaire des activités sportives dans son protocole postopératoire Dual Plane.
Le calendrier exact doit cependant toujours être personnalisé par le chirurgien.
Quand peut-on redormir sur le ventre ?
Il faut attendre que les tissus aient suffisamment cicatrisé et que la position soit autorisée par le chirurgien.
Les premières nuits, une position adaptée peut être recommandée afin de limiter la pression sur la poitrine.
Le sommeil peut être inconfortable au début pour les patientes habituées à dormir sur le ventre.
Cette question mérite d’être posée avant l’intervention afin de préparer correctement la convalescence.
Quel soutien-gorge après une augmentation mammaire ?
Les recommandations varient selon la technique.
Certains chirurgiens prescrivent un soutien-gorge postopératoire ou un soutien-gorge de sport pendant une période définie.
Il faut surtout suivre leur protocole.
Acheter de nombreux nouveaux soutiens-gorge avant l’intervention n’est d’ailleurs pas nécessairement une bonne idée : la forme de la poitrine et le bonnet définitif ne sont pas encore stabilisés.
Les seins restent-ils sensibles ?
La sensibilité peut être modifiée temporairement après une chirurgie.
Certaines patientes ressentent :
- davantage de sensibilité ;
- moins de sensibilité ;
- des sensations inhabituelles ;
- de petits picotements.
Ces phénomènes peuvent évoluer au cours de la récupération nerveuse.
Une modification de sensibilité peut cependant parfois persister.
Ce risque doit faire partie de l’information préopératoire.
Quels sont les principaux risques d’une augmentation mammaire ?
Une augmentation mammaire reste une intervention chirurgicale et comporte des risques.
Parmi les complications possibles figurent notamment :
- hématome ;
- infection ;
- problème de cicatrisation ;
- asymétrie ;
- modification de sensibilité ;
- déplacement ou malposition de l’implant ;
- ondulations ou plis perceptibles ;
- rupture ou altération de l’implant ;
- coque ou contracture capsulaire ;
- nécessité d’une intervention secondaire.
Des risques spécifiques sont également associés aux implants mammaires eux-mêmes.
Les autorités sanitaires françaises maintiennent pour cette raison un dispositif de surveillance des implants mammaires et recommandent un suivi régulier des femmes porteuses de prothèses.
Qu’est-ce qu’une coque autour d’un implant mammaire ?
Lorsqu’un implant est placé dans le corps, l’organisme crée naturellement une capsule autour de celui-ci.
C’est une réaction normale.
Dans certains cas, cette capsule peut toutefois devenir trop ferme et se contracter autour de la prothèse.
On parle alors de contracture capsulaire.
Selon son importance, elle peut entraîner :
- fermeté inhabituelle ;
- changement de forme ;
- déplacement ;
- inconfort ou douleur.
Dans certaines situations importantes, une nouvelle intervention peut être nécessaire.
Qu’est-ce qu’une rupture d’implant ?
Les implants ne sont pas des dispositifs éternels.
Avec le temps, leur enveloppe peut s’altérer.
Une rupture peut être symptomatique ou parfois découverte lors du suivi.
C’est l’une des raisons pour lesquelles une patiente porteuse d’implants doit conserver les informations concernant ses prothèses et poursuivre son suivi médical.
Faut-il changer les implants tous les dix ans ?
Pas automatiquement.
L’idée selon laquelle chaque implant doit impérativement être remplacé le jour de son dixième anniversaire est trop simpliste.
En revanche, les implants ne doivent pas être considérés comme des dispositifs définitifs à vie.
L’ANSM rappelle la nécessité d’un suivi médical annuel et indique que la question du remplacement doit être discutée à partir de la dixième année après implantation, le risque d’événements indésirables augmentant avec la durée de port.
Le remplacement dépend donc notamment :
- de l’âge des implants ;
- de leur état ;
- de l’imagerie ;
- de symptômes éventuels ;
- de l’évolution de la poitrine ;
- du souhait de la patiente.
Est-ce que je devrai forcément être réopérée un jour ?
Lorsqu’une femme choisit des implants mammaires, elle doit intégrer la possibilité d’une intervention ultérieure au cours de sa vie.
Cela peut être pour :
- remplacer un implant ;
- retirer les implants ;
- changer le volume ;
- corriger une coque ;
- traiter une rupture ;
- adapter le résultat au vieillissement de la poitrine ;
- réaliser éventuellement un lifting mammaire plusieurs années plus tard.
La décision d’une première augmentation doit donc être prise en tenant compte de cette dimension à long terme.
Quel suivi après une augmentation mammaire ?
Le suivi ne s’arrête pas lorsque les cicatrices ont cicatrisé.
L’ANSM recommande actuellement un suivi médical annuel des femmes porteuses d’implants mammaires.
Il faut également consulter lorsqu’apparaît un changement inhabituel :
- augmentation brutale du volume d’un sein ;
- douleur persistante ;
- durcissement ;
- changement de forme ;
- masse ;
- inflammation ;
- gonflement tardif.
Le chirurgien, le médecin traitant, le gynécologue ou le radiologue peuvent participer au suivi selon la situation.
Qu’est-ce que le LAGC associé aux implants mammaires ?
Le lymphome anaplasique à grandes cellules associé aux implants mammaires, ou LAGC-AIM, est une complication rare qui a fait l’objet d’une surveillance sanitaire importante.
Le risque a notamment été associé à certains types de surfaces d’implants.
C’est dans ce contexte que l’ANSM a retiré du marché français certains implants macrotexturés et ceux recouverts de polyuréthane en 2019. L’agence ne recommandait cependant pas un retrait préventif systématique des implants concernés chez les patientes asymptomatiques, mais insistait sur l’information et le suivi.
Cette question doit être abordée sans dramatisation mais également sans la minimiser.
Une patiente a le droit de savoir quel implant sera utilisé et pourquoi.
Quelle marque d’implant choisir ?
Ce choix ne devrait pas reposer uniquement sur une marque vue sur les réseaux sociaux.
Il faut surtout connaître :
- le fabricant ;
- le modèle ;
- la forme ;
- la surface ;
- les dimensions ;
- la projection ;
- le remplissage ;
- les données de sécurité ;
- les conditions de suivi.
Le chirurgien doit être capable d’expliquer pourquoi il recommande cet implant précisément.
La patiente doit également conserver les informations permettant d’identifier ses implants après l’opération.
Peut-on faire une mammographie avec des implants ?
Les femmes porteuses d’implants continuent à bénéficier du suivi mammaire adapté à leur âge et à leurs facteurs de risque.
Il est important de signaler la présence des prothèses au professionnel réalisant l’imagerie.
Les techniques radiologiques peuvent alors être adaptées.
Un implant ne doit donc pas conduire une femme à abandonner son suivi mammaire.
Faut-il faire une mammographie avant l’intervention ?
Le bilan préopératoire dépend notamment :
- de l’âge ;
- des antécédents ;
- de l’examen clinique ;
- du suivi mammaire déjà réalisé.
Le chirurgien peut demander une imagerie adaptée avant l’intervention.
L’objectif est de ne pas réaliser une chirurgie esthétique sans avoir correctement évalué la situation mammaire lorsque cela est nécessaire.
Le tabac est-il important ?
Oui.
Le tabagisme et la nicotine peuvent perturber la cicatrisation et augmenter certains risques chirurgicaux.
Il faut signaler honnêtement :
- cigarettes ;
- cigarette électronique ;
- substituts contenant de la nicotine ;
- autres consommations.
Le chirurgien donnera les instructions adaptées à la technique envisagée.
Ce n’est pas le moment de minimiser sa consommation par peur que l’opération soit reportée : la priorité reste la sécurité.
Quels médicaments faut-il signaler ?
Tous les médicaments et compléments doivent être indiqués.
Cela comprend notamment :
- traitements quotidiens ;
- anticoagulants ;
- antiagrégants ;
- traitements hormonaux ;
- antalgiques utilisés régulièrement ;
- compléments alimentaires ;
- phytothérapie.
Il ne faut jamais arrêter soi-même un traitement prescrit parce qu’un site Internet indique qu’il peut augmenter le risque de saignement.
La décision appartient aux médecins qui connaissent le dossier.
Peut-on corriger une asymétrie mammaire ?
Oui, mais il faut accepter qu’aucune poitrine humaine ne soit parfaitement symétrique.
Une légère différence existe naturellement chez presque toutes les femmes.
Lorsqu’elle est importante, plusieurs stratégies peuvent être envisagées :
- implants de dimensions différentes ;
- lipofilling ;
- correction cutanée ;
- lifting d’un seul sein ;
- combinaison de plusieurs techniques.
L’objectif est d’améliorer l’équilibre, pas de promettre une symétrie mathématique.
Et les seins tubéreux ?
Les seins tubéreux correspondent à une malformation mammaire particulière.
Ils ne doivent pas être traités comme une simple petite poitrine.
La forme de la base du sein, le sillon, l’aréole et la distribution de la glande nécessitent une stratégie spécifique.
La pose d’un implant peut faire partie du traitement, mais elle ne représente pas nécessairement l’intégralité de la correction.
Il est donc important que le chirurgien identifie correctement cette anatomie avant l’opération.
Peut-on augmenter une poitrine après une perte de poids importante ?
Oui, mais il faut d’abord déterminer si le problème principal correspond :
- au manque de volume ;
- à la peau excédentaire ;
- à la ptose ;
- ou aux trois simultanément.
Après une perte de poids majeure, ajouter uniquement un implant dans une enveloppe cutanée très relâchée peut être insuffisant.
Un lifting mammaire peut alors être discuté.
Une augmentation mammaire peut-elle corriger les vergetures ?
Pas directement.
La pose d’implants augmente le volume du sein mais ne supprime pas les vergetures présentes.
Lorsqu’un lifting mammaire est associé, certaines zones de peau peuvent être retirées, mais il ne faut pas envisager une augmentation comme un traitement spécifique des vergetures.
Peut-on avoir un résultat sans décolleté très marqué ?
Oui.
Certaines patientes associent encore augmentation mammaire et décolleté très rond.
Ce résultat dépend pourtant beaucoup :
- du volume ;
- de la largeur ;
- de la projection ;
- de l’écartement naturel des seins ;
- de l’anatomie thoracique.
Une patiente dont les seins sont naturellement assez espacés ne peut pas nécessairement obtenir un sillon intermammaire extrêmement serré sans créer d’autres problèmes.
Le chirurgien doit respecter les limites de l’anatomie plutôt que forcer un résultat irréaliste.
Pourquoi l’écartement naturel des seins compte-t-il ?
La position naturelle de chaque sein sur le thorax influence fortement le résultat.
Un implant ne permet pas de déplacer librement les seins vers le centre sans tenir compte de leur base anatomique.
Vouloir créer artificiellement un décolleté beaucoup plus serré que l’anatomie naturelle peut augmenter le risque de problèmes de positionnement.
C’est une raison supplémentaire de choisir le résultat en fonction de son propre corps, et non d’une photographie trouvée sur Instagram.
Peut-on changer uniquement la forme sans beaucoup augmenter le volume ?
Dans certaines situations, oui.
Une augmentation relativement modérée peut être choisie principalement pour améliorer :
- le galbe ;
- la projection ;
- le remplissage du pôle supérieur.
Dans d’autres situations, c’est plutôt un lifting mammaire qui permettra de modifier efficacement la forme.
Encore une fois, « augmentation » et « remodelage » ne sont pas toujours synonymes.
L’augmentation mammaire change-t-elle beaucoup la silhouette ?
Parfois plus qu’on ne l’imagine.
La poitrine doit être regardée par rapport :
- aux épaules ;
- au thorax ;
- à la taille ;
- aux hanches ;
- à la taille de la patiente.
Un volume relativement modéré peut complètement rééquilibrer certaines silhouettes.
C’est pourquoi le chirurgien ne devrait pas regarder uniquement les seins de près.
Il doit également analyser les proportions globales.
Comment choisir son chirurgien pour une augmentation mammaire à Paris ?
Paris possède une offre très importante de chirurgiens plasticiens.
Le premier élément est naturellement de vérifier la qualification professionnelle du praticien.
Mais cela ne suffit pas.
Une bonne consultation doit permettre de comprendre la logique du chirurgien.
Posez-lui des questions précises :
Pourquoi me conseillez-vous des implants plutôt qu’un lipofilling ?
Pourquoi ce volume ?
Pourquoi cette largeur ?
Quelle projection avez-vous choisie ?
Où allez-vous placer l’implant ?
Pourquoi cette position ?
Quelle sera ma cicatrice ?
Ai-je une ptose ?
Est-ce qu’un lifting mammaire est nécessaire ?
Que se passera-t-il si je choisis un implant plus grand ?
Quel implant utilisez-vous exactement ?
Quel suivi devrai-je avoir ?
Dans quelles situations faudrait-il remplacer mes implants ?
Un chirurgien capable de répondre clairement à toutes ces questions permet à la patiente de prendre une décision beaucoup plus éclairée.
Faut-il choisir le chirurgien qui promet exactement le volume demandé ?
Pas nécessairement.
Si une patiente demande un implant très volumineux alors que son anatomie ne permet pas raisonnablement ce projet, un chirurgien doit pouvoir expliquer pourquoi.
La capacité à dire :
« Je ne pense pas que ce volume soit adapté à votre poitrine »
peut être un signe de sérieux.
Le chirurgien ne doit pas simplement exécuter une commande.
Il doit construire un projet chirurgical avec la patiente.
Pourquoi le feeling avec le chirurgien compte-t-il ?
L’augmentation mammaire touche à une partie intime du corps et implique de nombreuses décisions personnelles.
La patiente doit pouvoir parler librement :
- de ses complexes ;
- de son couple ;
- de sa sexualité si cela influence sa demande ;
- de ses grossesses ;
- de son souhait d’allaiter ;
- de sa peur du regard des autres ;
- de ses attentes réelles.
Une consultation où la patiente ne se sent pas suffisamment à l’aise pour poser ses questions n’est pas idéale.
La confiance ne remplace pas les compétences médicales, mais elle facilite énormément la décision et le suivi.
Pourquoi consulter plusieurs chirurgiens ?
Pour une augmentation mammaire, deux chirurgiens peuvent proposer des projets différents.
L’un peut recommander 250 cc.
Un autre 320 cc.
L’un peut proposer un Dual Plane.
Un autre une position différente.
L’un peut considérer qu’un implant suffit.
Un autre peut identifier une ptose nécessitant également un lifting.
La question intéressante n’est pas :
« Lequel a raison ? »
mais :
« Pourquoi leurs propositions sont-elles différentes ? »
Demandez-leur de vous expliquer leur raisonnement.
Cela permet souvent de comprendre beaucoup mieux son propre cas.
Dr Riccardo Marsili et l’augmentation mammaire à Paris
Le Dr Riccardo Marsili dispose d’une page spécifiquement consacrée à l’augmentation mammaire par implants en Dual Plane à Paris.
Il y détaille notamment :
- les indications ;
- les différentes caractéristiques des implants ;
- le choix du volume ;
- le Dual Plane ;
- les cicatrices ;
- la récupération ;
- les principales complications possibles.
Il présente également une approche où le choix de la prothèse est adapté aux mesures anatomiques et au résultat souhaité par la patiente.
Dr Vincent Nguyen et l’augmentation mammaire à Paris
Le Dr Vincent Nguyen dispose lui aussi d’une page consacrée à l’augmentation mammaire à Paris.
Son site présente différentes possibilités de chirurgie mammaire, notamment l’augmentation par implants ainsi que l’augmentation composite associant prothèse et lipofilling.
Cette distinction peut être intéressante pour une patiente souhaitant comprendre les différences entre une augmentation classique et une approche combinée.
Dr Benjamin Sarfati et l’augmentation mammaire à Paris
Le Dr Benjamin Sarfati présente sur sa page dédiée plusieurs possibilités d’augmentation mammaire à Paris.
Son site distingue notamment les approches avec implants et celles utilisant le transfert de graisse et présente également différentes techniques d’augmentation mammaire.
Comme pour tout chirurgien, les informations du site permettent de préparer la consultation, mais seul l’examen clinique permet de déterminer quelle technique est pertinente pour une patiente précise.
Comment comparer les trois approches ?
Il ne faut pas simplement chercher :
« Qui utilise la meilleure technique ? »
La comparaison devrait porter sur :
- qualité du diagnostic ;
- compréhension de votre demande ;
- choix proposé ;
- justification du volume ;
- position de l’implant ;
- stratégie concernant une éventuelle ptose ;
- gestion des cicatrices ;
- informations données sur les risques ;
- protocole postopératoire ;
- suivi à long terme ;
- confiance ressentie pendant la consultation.
Le meilleur projet est celui qui correspond à votre anatomie et à votre conception du résultat souhaité.
Les questions essentielles avant de dire oui
Avant une augmentation mammaire à Paris, il est utile d’obtenir une réponse à chacune de ces questions :
Pourquoi me conseillez-vous une augmentation mammaire ?
Implants ou lipofilling ?
Une approche composite apporterait-elle quelque chose dans mon cas ?
Ai-je une ptose ?
Ai-je besoin d’un lifting mammaire ?
Quel volume me conseillez-vous ?
Quelle est la largeur de l’implant ?
Quelle projection ?
Où sera positionnée la prothèse ?
Pourquoi avez-vous choisi cette position ?
Quel est le modèle exact de l’implant ?
Où sera la cicatrice ?
Quelle anesthésie est prévue ?
Combien de temps faudra-t-il avant de retravailler ?
Quand pourrai-je conduire ?
Quand pourrai-je porter mes enfants ?
Quand pourrai-je reprendre le sport ?
Quand pourrai-je dormir sur le ventre ?
Quels sont les risques de coque ?
Comment surveiller mes implants ?
Devrai-je forcément être réopérée ?
Qui dois-je contacter en cas de problème ?
Ces questions permettent de passer d’une décision essentiellement émotionnelle à une décision réellement informée.
Quels discours doivent inciter à la prudence ?
Il faut être prudent lorsqu’une augmentation mammaire est présentée comme :
« totalement sans risque » ;
« sans cicatrice » ;
« définitive à vie » ;
« sans aucun suivi » ;
« garantie parfaitement symétrique » ;
ou lorsqu’un volume important est proposé sans véritable prise de mesures.
Il faut également se méfier de l’idée qu’une nouvelle technique serait automatiquement supérieure à toutes les autres.
Une bonne chirurgie n’est pas nécessairement la plus spectaculaire ou la plus récente.
C’est celle dont l’indication est correcte et dont les bénéfices, contraintes et risques sont clairement compris.
Quelle place donner au prix ?
Le prix est naturellement important.
Mais il ne devrait pas être le premier critère.
Le coût dépend de nombreux éléments :
- technique ;
- implants ;
- chirurgien ;
- anesthésie ;
- clinique ;
- durée opératoire ;
- gestes complémentaires ;
- suivi.
Une augmentation par implants, un lipofilling et une augmentation composite ne représentent pas la même intervention.
Il faut donc comparer des devis portant réellement sur des prestations comparables.
En France, un devis est obligatoire dans différentes situations de chirurgie esthétique, notamment lorsque le montant atteint le seuil réglementaire ou lorsqu’une anesthésie générale est prévue.
Le résultat est-il définitif ?
Le changement de volume peut être durable, mais la poitrine continue à évoluer.
Elle peut être modifiée par :
- âge ;
- grossesse ;
- allaitement ;
- variations de poids ;
- évolution de la peau ;
- gravité ;
- vieillissement de l’implant.
Une augmentation mammaire réalisée à 25 ou 30 ans ne signifie donc pas que la poitrine conservera exactement le même aspect à 50 ans.
Cette évolution est normale.
Peut-on retirer les implants plusieurs années plus tard ?
Oui.
Une femme peut décider plus tard :
- de changer de volume ;
- de remplacer les implants ;
- de les retirer définitivement.
Après de nombreuses années avec des implants, les tissus peuvent toutefois avoir évolué.
Un retrait simple ne garantit donc pas toujours que la poitrine retrouvera exactement son aspect initial.
Selon la situation, un lifting mammaire ou un lipofilling peut parfois être discuté.
Cette possibilité fait partie des éléments à comprendre avant même la première pose.
La décision doit appartenir à la patiente
Une augmentation mammaire est une décision très personnelle.
Elle ne devrait pas être réalisée principalement pour :
- satisfaire un partenaire ;
- correspondre à une mode ;
- ressembler à une influenceuse ;
- répondre aux critiques d’une autre personne.
Les seins appartiennent à la patiente et c’est elle qui vivra avec le résultat, les cicatrices, le suivi et les éventuelles interventions futures.
La bonne question est donc :
« Est-ce que je veux réellement cette intervention pour moi ? »
Lorsque la réponse est claire et que le projet est construit avec un chirurgien compétent, la décision devient beaucoup plus sereine.
À retenir avant une augmentation mammaire à Paris
L’augmentation mammaire est une chirurgie beaucoup plus personnalisée qu’un simple choix de bonnet.
Le résultat dépend de l’association entre :
- morphologie ;
- volume ;
- largeur ;
- projection ;
- qualité des tissus ;
- position de l’implant ;
- éventuelle ptose ;
- technique opératoire.
Une patiente peut bénéficier :
- d’implants ;
- d’un lipofilling ;
- d’une augmentation composite ;
- parfois d’un lifting mammaire associé.
Le meilleur traitement est celui qui répond au problème anatomique réel et au résultat souhaité.
Concernant les implants, il faut également penser au long terme. Les autorités sanitaires françaises recommandent un suivi régulier et rappellent qu’un implant mammaire ne doit pas être considéré comme un dispositif définitif ne nécessitant jamais de surveillance.
Choisir son chirurgien à Paris ne consiste donc pas uniquement à comparer des volumes, des tarifs ou des photographies avant/après.
Il faut rechercher un professionnel capable de répondre précisément à trois questions :
Pourquoi cette technique ?
Pourquoi cet implant et ce volume ?
Que va devenir ma poitrine dans les années qui suivront l’opération ?
Une consultation bien menée doit permettre de repartir avec une compréhension claire du projet, des bénéfices possibles, des cicatrices, de la récupération, des risques et du suivi nécessaire.
Ce guide apporte une information générale et ne remplace pas une consultation médicale individuelle avec un chirurgien qualifié.
Pour approfondir l’augmentation mammaire à Paris
Augmentation mammaire à Paris en Dual Plane – Dr Riccardo Marsili
Augmentation mammaire à Paris – Dr Vincent Nguyen
Augmentation mammaire à Paris – Dr Benjamin Sarfati
